Sculpture
XIXe siècle
`La Valse` - Camille Claudel
Epoque : 1889-1895
Lieu
: Paris, Musée Rodin
Nature : bronze
Auteur : Camille Claudel (1864-1943)
Evoquer
Camille Claudel, c'est pour beaucoup parler
de sa relation avec Rodin, fondée sur
un amour passionné et sur le partage
d'une même vocation, celle de sculpteur,
ou son internement de trente ans. Mais Camille
Claudel ne réalisa pas toute sa vie des
œuvres sous l'emprise de la passion aveugle
voire servile qu'elle prêtait à
Rodin. L'artiste a sa propre sensibilité,
sa propre force créatrice et émouvante
dont la valseuse est un exemple majestueux.
Différentes
versions de l'œuvre ont existé.
Une version de plâtre de 1893 représentait
les deux personnages avec la tête recouverte
d'un voile comme pour mieux marquer la limite
entre le monde extérieur et celui qui
se dessine à travers la valse. D'autres
exemplaires ont été créés
par moulage, avec un rendu des plis de la robe
plus ou moins travaillé avant que Camille
Claudel ne réalise une dernière
version en 1895 et qui respecte les règles
et recommandations qu'elle reçut de la
société de l'époque : c'est
ainsi qu'elle abandonne la version dénudée
de la valse, ne correspondant pas aux bonnes
mœurs de l'époque, et habille les
personnages pour les offrir au regard du public.
Eprouvée
par des difficultés financières
du fait du manque de commande et malgré
le soutien de certains de ses amis tels Octave
Mirbeau ou Léon Daudet, Camille Claudel
est admise en 1913 à l'hôpital
psychiatrique de Ville-Evrard où elle
finit ses jours en 1943.
Réalisée dès 1889, alors
que Camille Claudel est en rupture avec Rodin,
la valseuse, plus qu'une simple valeur esthétique,
porte en elle l'expression d'une sensibilité,
d'un amour intense entre deux êtres perdus
dans un monde à part que l'on regarde
de l'extérieur, un monde où le
rythme, la musique, sont symbolisés avec
force. Une sensibilité évidente
par cette main que l'on ne prend pas mais que
l'on effleure, par la position un peu torsadée
de la danseuse autour de son partenaire qui
lui assure l'assise nécessaire à
ce basculement en arrière ou encore par
l'enlacement des deux têtes qui achève
de marquer l'union des corps dans un même
moment de communion et d'émotion intenses
.
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http://www.clioetcalliope.com/oeuvres/sculpture/valse/valse.htm
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