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Les Alpes sont une chaîne de montagnes qui s'étend en Europe, recouvrant la frontière nord de l'Italie, le sud-est de la France, Monaco, la Suisse, le Liechtenstein, l'Autriche, le sud de l'Allemagne et la Slovénie.

Les Alpes culminent à 4 810,90 mètres (relevés de septembre 2007), au sommet du mont Blanc. On recense 82 sommets majeurs de plus de 4 000 m d'altitude (Suisse 48, Italie 38, France 24). Les cols de montagne reliant les vallées ou les pays dépassent souvent les 2000 m d'altitude. Les Alpes forment une barrière de 1200 km entre la Méditerranée et le Danube.

ÉTYMOLOGIE

Le choronyme « Alpes » qui définit l’ensemble de la chaîne apparaît dès le premier siècle avant J.C. Selon une première hypothèse, l'origine est issue de l'appelatif gaulois alpe, lui-même issu d'une racine celtique ou pré-celtique alp qui viendrait de albos signifiant selon Delamarre « le monde lumineux, le monde d'en haut ». Ainsi, il y aurait une forte connotation religieuse dans cette racine. Selon P.L. Rousset, le choronyme « Alpes », trouve son origine dans la somme de très nombreux lieux élevés contenant la racine alp (par exemple « alpage ») et ceci à travers tous les pays alpins[1]. L’explication de cette racine posait déjà des problèmes aux historiens et géographes romains (Strabon), qui la retrouvaient bien au-delà du monde celte. En effet, il y a de fortes probabilités que l’origine de la racine alp soit en corrélation avec la famille des langues altaïques (R. Loriot[réf. nécessaire]). Les mots « alp », « alpaut » ou « alpagut » ont le sens de haut, élevé, puissant dans les différentes langues altaïques. On retrouve par exemple dans l'histoire turque de nombreux héros qui portent le nom "Alp", comme Sungur Alp (Sungur Le Grand), Alp Er Tunga (Le Grand Soldat Tunga) ou encore Alp Arslan (Le Grand Lion), qui était un puissant souverain Seldjoukide. Si ces « lieux élevés » ont pris des noms dont l’origine proviendrait de la Haute-Asie, cela signifierait qu’il y aurait eu des migrations pré-indo-européennes sur l’ensemble des Alpes et une grand partie de l’Europe occidentale.




Histoire du peuplement alpin

Le peuplement de l'arc alpin par l'homme est attesté à partir du Paléolithique moyen (vers - 100 000 ans) et est dû à l'Homme de Néandertal qui y établit des campements saisonniers en altitude, à la faveur de la dernière période interglaciaire Riss-Würm (voir aussi glaciation). La motivation de la fréquentation du milieu montagnard difficile serait la chasse mais aussi l'exploitation de sources de silex pour l'outillage, notamment dans le Vercors.

Des Humains anatomiquement modernes pénètrent les vallées et les Préalpes à partir de - 15 000 ans av. J.-C. (par exemple en Chartreuse à Saint-Thibaud-de-Couz en Savoie ou dans le Vercors), à la fin du Paléolithique supérieur durant la période estivale pour pratiquer la pêche, la chasse et aussi rechercher le silex.

Au Néolithique, l'arc alpin est occupé par des agriculteurs-éleveurs à partir du VIe millénaire av. J.-C., la pénétration se faisant à la fois par le sud (Provence, Languedoc) et par le nord (Suisse). En altitude,les hautes vallées de l'Arc, de l'Isère, des Doires Baltée et Ripaire constituent des zones exploitées pour les roches vertes nécessaires à la fabrication des haches polies, exportées jusqu'en Bretagne.

Aux Âges des métaux, le peuplement s'accroît avec l'exploitation du cuivre et l'ouverture des cols pour le trafic vers l'Italie.

CLIMAT DES ALPES

En moyenne, la température diminue de 0,56°C pour 100 m. Cette différence est plus faible en hiver (0,37° en décembre) essentiellement grâce à des inversions anticycloniques (beau temps clair & doux en altitude vs temps gris, brumeux & froid dans les fonds de vallée) qu’au printemps (0,70° en avril), ce qui donne, en moyenne, 1° pour 200 m (Pautou & al., 1989). Or, il faudrait parcourir environ 200 km vers le Nord pour obtenir le même gradient thermique

POPULATION

La population sur l'ensemble de l'arc alpin était de 12 295 000 habitants en 2001[2].

Les deux plus grandes villes du massif sont Grenoble (France), aire urbaine de plus de 500 000 habitants surnommée par les français la « capitale des Alpes », et Innsbruck (Autriche).

Politiques de développement durable

En comptant Monaco, la chaîne alpine est partagée entre huit pays. Ainsi avant d'être reconnue comme « un territoire alpin », c'est d'abord huit petits morceaux de huit nations bien différentes. Les politiques de protections de l'environnement et de développement durable sont donc très différentes en fonction des territoires alpins. La Commission Internationale pour la Protection de Alpes (CIPRA) fondée en 1952 a pour objectif de tirer profit des potentiels de l’espace alpin et de sauvegarder sa diversité culturelle et naturelle, en initiant un développement durable à de multiples niveaux. Elle a longtemps œuvré pour qu'un outil juridique international puisse aider à la mise en place de politiques de développement durable sur l'ensemble des Alpes.

Il aura fallu 40 ans pour que ce traité international voit le jour. En 1991, les ministres de l'environnement des États alpins signent la Convention alpine. Aujourd'hui, la CIPRA accompagne la mise en œuvre de la Convention alpine : elle possède un statut officiel d'observatrice, participe aux Conférences alpines et s'engage dans différents groupes de travail.

La convention alpine se compose de plusieurs protocoles traitant des thématiques suivantes : aménagement du territoire et développement durable, protection des sols, protection de la nature et entretien des paysages, agriculture de montagne, forêts de montagne, tourisme, transports, énergie.
D’autres protocoles sont actuellement à l'étude.

GÉOGRAPHIE DES ALPES

Le massif des Alpes est un ensemble montagneux qui s'étend sur plus d'un millier de kilomètres, du col de Cadibone, en Italie, à Vienne, en Autriche. Il est partagé par sept pays, l'Italie, la France, la Suisse, l'Autriche, le Liechtenstein, l'Allemagne et la Slovénie. Avec de nombreux sommets de plus de 4000m, des cols peu nombreux et des hivers rigoureux, ces montagnes ont constitué - et constituent encore - une barrière naturelle importante. Mais cette chaîne de montagnes est la plus peuplée et la plus industrialisée du monde, grâce à sa position géographique au cœur de l'Europe de la Révolution industrielle.

Les massifs d’un bout à l’autre de la chaîne

Ils sont regroupés par grands ensembles montagneux, en commençant par la Ligurie, dans les Alpes occidentales, et en les énumérant par ordre d'apparition en suivant les lignes de partage des eaux ou les plus hautes crêtes.

Délimitations générales

La chaîne alpine est prolongée au sud-est par les Apennins, en Italie. La limite traditionnelle entre les deux massifs est située au col de Cadibone (435 m), en Ligurie. Les Alpes peuvent être subdivisées en trois entités distinctes : les Alpes occidentales, de la Méditerranée au massif du Mont-Blanc, les Alpes centrales, du massif du Mont-Blanc au col du Brenner, et les Alpes orientales, du col du Brenner à Vienne.

Structure

Les Alpes font partie des chaînes alpines péri-téthysiennes, formées pendant le Mésozoïque et le Cénozoïque, qui s’étendent du Maghreb (par exemple le Haut Atlas marocain) à l’Extrême-Orient (Himalaya). Les Alpes proprement dites s’étendent sur un millier de kilomètres, entre Gênes et Vienne, avec une largeur comprise entre 100 et 400 km.

On peut les subdiviser sur des critères géographiques, géologiques et topologiques, en trois parties distinctes : les Alpes occidentales, qui forment un arc entre la mer Méditerranée et le Valais, les Alpes centrales, entre le Valais et les Grisons (Suisse orientale), et les Alpes orientales (Autriche) et méridionales (Slovénie), qui s’ensellent dans la plaine de Pannonie à l’ouest des Carpates.

GÉOLOGIE DES ALPES

Les Alpes font partie des chaînes alpines péri-téthysiennes, formées pendant le Mésozoïque et le Cénozoïque, qui s’étendent du Maghreb (par exemple le Haut Atlas marocain) à l’Extrême-Orient (Himalaya). Une partie des ces chaînes de montagnes (les chaînes péri-méditerranéennes) est issue de l’ouverture, puis de la fermeture de bassins océaniques du système téthysien. L’existence de ces orogènes est liée à la convergence des plaques africaine et européenne et à l'interposition de blocs ou de microplaques. Les Alpes proprement dites s’étendent sur un millier de kilomètres, entre Gênes et Vienne, avec une largeur comprise entre 100 et 400 kilomètres. On peut les subdiviser sur des critères géographiques, géologiques et topologiques, en trois parties distinctes : les Alpes occidentales, qui forment un arc entre la mer Méditerranée et le Valais, les Alpes centrales, entre le Valais et les Grisons (Suisse orientale), et les Alpes orientales et méridionales, qui s’ensellent dans la plaine de Pannonie à l’ouest des Carpates.

L’arc des Alpes occidentales est classiquement subdivisé en deux parties, séparées par le chevauchement pennique crustal : la zone externe et les zones internes. Ce chevauchement majeur juxtapose des unités paléogéographiques distinctes, ayant eu des histoires tectoniques et métamorphiques différentes : globalement, les unités de la zone externe correspondent aux parties proximales de la marge européenne, qui ont été peu raccourcies et peu métamorphisées lors de l’histoire alpine, alors que les unités internes correspondent aux parties plus distales et au plancher océanique, qui ont subi un métamorphisme et un raccourcissement plus fort. Les déformations dans les Alpes (observables grâce aux séismes et à la géodésie) sont actuellement faibles à très faibles. Cependant, des taux de soulèvement de l'ordre de 1 mm/an sont observables en Suisse; des données comparables ne sont pas disponibles en France ou en Italie, mais il est probable que les vitesses verticales soient comparables. L'origine d'un tel soulèvement reste aujourd'hui largement débattu, le raccourcissement dans les Alpes occidentales étant faible à nul.

ALPES SUISSES

Préalpes suisses

Les préalpes suisses sont une région de la Suisse, il s'agit d'un région légèrement vallonnée située entre le plateau suisse et les Alpes. Les préalpes couvrent environ 12 % de la superficie du pays.

Une limite précise des préalpes entre les Alpes et le plateau suisse est difficile. Elles sont situées en partie sur les cantons de Vaud, Fribourg, Berne, Lucerne, Zoug, Obwald, Nidwald, Schwytz, Zurich, Saint-Gall ainsi que le pays d'Appenzell, qui est caractéristique de la région des Préalpes. Les plus hautes altitudes atteignent de 1 500 à 2 000 mètres d'altitude.

Les Alpes suisses sont la partie située en Suisse de la chaine des Alpes. Cette partie des Alpes est aussi appelée Alpes Centrales.

Le point culminant des Alpes suisses et de la Suisse est la Pointe Dufour, culminant à 4 634 mètres, à proximité de la frontière italo-suisse. La plus haute montagne située entièrement sur territoire suisse est le Dom, à 4 545 mètres.

Géographie de la Suisse

La Suisse est un pays d'Europe entouré par l'Autriche et le Liechtenstein à l'est, l'Allemagne au nord, la France à l'ouest et l'Italie au sud. Le pays est montagneux, Alpes et Jura, et ne possède pas d'accès à l'océan.

Selon les définitions la Suisse est située en Europe de l'Ouest ou en Europe centrale.

LES ALPES

Les Alpes occupent la plus grande partie du territoire, environ 62,5%, au centre - sud-est. Elles s'élèvent progressivement des préalpes calcaires aux Alpes cristallines. Altitude moyenne : 1700 mètres. De nombreux sommets de plus de 4000 mètres sont situés sur le territoire helvétique. Trois massifs faisant partie des Alpes centrales se dégagent :

-le massif de la Bernina, le plus oriental (point culminant : Piz Bernina) ;
-les Alpes de l'Oberland bernois (point culminant : Finsteraarhorn, lieu célèbre : le Jungfraujoch) ;
-les Alpes pennines (point culminant : Pointe Dufour, sommet célèbre : le mont Cervin) ;
-Ces deux derniers ensembles délimitent le Valais, occupé par la vallée du Rhône.

Le massif du Saint-Gothard marque ce que l'on peut considérer comme le centre des Alpes, séparant les Alpes occidentales (cantons du Valais, de Vaud et de Berne) et les Alpes orientales qui commencent dans les Grisons. Avec le canton germanophone d'Uri au nord et le canton italophone du Tessin au sud, c'est un point de passage important et historique entre l'Allemagne et l'Italie.

Géographie

Les Alpes couvrent 61 % de la superficie de la Suisse (41 285 km2), donnant ainsi au pays un caractère alpin très prononcé (deuxième en terme de pourcentage après l'Autriche). Malgré le fait que la Suisse couvre seulement 13.2% du territoire des Alpes (190 600 km2), beaucoup de sommets de plus de 4000 mètres (48 sur 82) se situent dans les Alpes suisses. Les glaciers des Alpes suisses occupent 1 230 km2 (3% du territoire suisse), ceci représente 44% de la superficie glacière totale des Alpes (2 800 km2).

Subdivision

De la même manière que les Alpes, les Alpes suisses peuvent être divisées en deux parties, les Alpes occidentales et les Alpes orientales, dont la frontière suit le cours du Rhin, du col du Splügen au Grisons jusqu'au lac de Constance.

Alpes suissses occidentales

De l'ouest à l'est, au sud du Rhône et du Rhin:

-Massif du Chablais et massif du Giffre : canton du Valais, séparées du massif du Mont-Blanc par l'Arve.

-Massif du Mont-Blanc : canton du Valais, séparé des Alpes valaisannes par le col Ferret. L'aiguille d'Argentière est le plus haut sommet de la partie située en Suisse.

-Alpes valaisannes (Alpes Pennines) : canton du Valais, séparées des Alpes lépontines par le col du Simplon, contiennent les plus hauts sommets, Pointe Dufour dans le massif du mont Rose, le Dom, le Weisshorn et le célèbre Cervin.

-Alpes lépontines : cantons du Valais, Tessin, Grisons, séparées de la chaîne de l'Oberhalbstein par le col du Splügen, contient le col du Saint-Gothard.
De l'ouest à l'est, au nord du Rhône et du Rhin:

-Alpes bernoises: cantons de Berne, Valais, Vaud, Fribourg, séparées des Alpes uranaises par le col du Grimsel, contient 9 sommets de plus de 4 000 mètres parmi lesquels le Finsteraarhorn et la Jungfrau. Dans ce massif se trouve la face nord de l'Eiger.

-Alpes uranaises: cantons d'Uri, Berne, Valais, Lucerne, Obwald, Nidwald, séparées des Alpes glaronnaises par la Reuss.

-Alpes glaronaises: cantons d'Uri, Glaris, Grisons, séparées des Préalpes appenzelloises par le Seeztal.
Préalpes appenzelloises: cantons d'Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Saint-Gall.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Alpes

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